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La contention mécanique, mesure de restriction des libertés régulièrement utilisée en psychiatrie, fait aujourd’hui l’objet de rapports et recommandations dénonçant sa pratique. Sur le plan international, une assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies en 1991 appuyait la nécessité d’un meilleur encadrement pour en diminuer le recours et le Conseil de l’Europe énonçait en 2004 le « principe de la restriction minimale ». En France pourtant, il faut attendre les rapports du député Denys Robiliard en 2013 et du Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté pour alerter sur sa pratique en psychiatrie, qualifiant la chambre d’isolement et la contention physique comme « attentatoires aux libertés », souligner leurs disparités selon les établissements et recommander la constitution d’un registre administratif.

Aujourd’hui et depuis la parution de ces rapports, ces pratiques font l’objet de débats sur le plan national dans une politique de réduction de leurs recours. Depuis 2016, et pour la première fois en France, un cadre législatif est mis en place définissant ces mesures comme « des pratiques de dernier recours pour prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou autrui sur décision du psychiatre » et instaure la tenue obligatoire d’un registre administratif. En Février 2017, de nouvelles recommandations de la Haute Autorité de Santé viennent encadrer ces pratiques, les définissant comme des mesures de protection.

Malgré ces différentes préconisations, et face à une volonté politique de réduction de recours à ces pratiques, quelles sont aujourd’hui les mesures mises en place pour y parvenir ? Les différents rapports dénoncent une recrudescence récente du recours à la contention, pourtant aucune étude française ne fournit aujourd’hui de données objectives et très peu de recherches s’intéressent à ce sujet sur le plan national.

Cette journée d’étude a pour objectif de présenter les résultats originaux du programme de recherche réalisée par la FERREPSY sur la contention mécanique, à travers son étude épidémiologique qui a évalué l’incidence et les caractéristiques de l’utilisation de cette mesure dans onze établissements de psychiatrie en Occitanie et son étude qualitative qui a décrit le vécu des soignants de cette mesure. Aussi, elle permettra d’éclairer les rapports et recommandations récents sur le sujet avec l’intervention d’experts ayant travaillé à leur élaboration, ainsi que de soignants qui ont réfléchi et mis en place des mesures alternatives sur le terrain.

Retrouvez le programme et la plaquette de la Journée Contention – 2019

Retrouvez notre billetterie en ligne

La Fédération de Recherche en Psychiatrie de Midi-Pyrénées (FERREPSY), en partenariat avec le CERPPS, organise une journée d’étude et de formation  sur les nouvelles modalités thérapeutiques des Hallucinations auditives.

Accept Voices est le nom donné à une intervention groupale pour aider les patients atteints de schizophrénie à mieux comprendre et gérer leurs hallucinations acoustico-verbales (HAV). Ce projet a été initié et élaboré par Thomas LANGLOIS, psychologue au centre hospitalier Gérard Marchant à Toulouse.

Soutenu par la FERREPSY et l’AFTCC, cette intervention groupale est soumise aujourd’hui à un processus de validation scientifique visant à évaluer sa faisabilité et son efficacité auprès des patients dans la pratique courante. Pour cela, 9 établissements de la région Occitanie, membres de la FERREPSY, participent à cette étude. 23 cliniciens (psychologues et psychiatres) ont reçu une formation à la méthode, afin de pouvoir la dispenser auprès de leur patient dans leur service de soin (clinique et hôpitaux).

Le but de cette recherche est de mesurer les effets de ce type d’intervention groupale sur les HAV des patients souffrant de schizophrénie, et de contribuer au développement de nouvelles pratiques non-médicamenteuses pour la prise en charge des hallucinations auditives en psychiatrie.

Retrouvez l’affiche de la Journée Accept Voices – Mai 2018

PROGRAMME

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L’évaluation et le traitement de la douleur constituent des priorités de santé publique et des éléments déterminants des certifications des établissements de santé, en réponse à une nécessité clinique et à une exigence éthique.

Les progrès enregistrés ces dernières décennies en la matière ne font pas oublier les difficultés auxquelles sont exposés les soignants dans la reconnaissance et le traitement de ce symptôme en santé mentale.

La complexité est bien au cœur de ces difficultés : elle est à l’œuvre tant dans les mécanismes neurophysiologiques de la douleur elle-même que dans la sémiologie particulière observée en santé mentale. Difficultés de communication avec le patient, expressions comportementales spécifiques, lecture peu aisée des plaintes du patient souffrant de pathologie mentale : voilà quelques-uns des obstacles à surmonter pour offrir une prise en charge la plus adaptée possible.

Ce colloque propose grâce à des intervenants engagés sur le terrain, d’aborder cette complexité sous différents angles : physiologie, évaluation, contextes spécifiques (autisme, pédiatrie, toxicomanie), pharmacologie, apports de la psychanalyse, psychosomatique…

Nous espérons vous y rencontrer nombreux et par votre présence parvenir  à créer des espaces de réflexion féconds.

Retrouvez l’affiche de la Journée Douleurs et Psychiatrie – Avril 2018

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