Nos travaux de recherche 2018-10-09T14:02:36+00:00

Les groupes de recherche

Retrouver les différents projets de la FERREPSY

La FERREPSY a pour volonté de dynamiser la recherche en psychiatrie dans la région Occitanie mais aussi à l’échelle nationale.

L’association des différents établissements membres de la fédération nous permet de mener différentes études et d’en planifier régulièrement de nouvelles.

Nous mettons donc à disposition de tous, une description de nos recherches en cours ainsi que de celles à venir.

16 projets en cours

Date : Projet débuté en 2016 – Projet en cours.

Résumé : 25 à 30 % des patients atteints de troubles schizophréniques souffrent d’Hallucinations Acoustico-Verbales (HAV) malgré les traitements neuroleptiques administrés. On parle d’HAV résistantes.

Les HAV sont un symptôme fréquent et nécessitent une prise en charge complémentaire basée sur les Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC) classiques et la psychoéducation pour aider les patients à faire face à ce symptôme. Ces deux types d’intervention sont reconnues comme plus efficaces lorsqu’elles sont administrées en groupe thérapeutique. D’autre part, les approches TCC de type 3ème vague semblent prometteuses pour agir directement sur la diminution du symptôme hallucinatoire.

Les recommandations internationales suggèrent de développer des approches thérapeutiques non-médicamenteuses ciblées pour aider les patients à faire face à leurs symptômes. Dans la pratique et dans la recherche clinique, elles sont très peu répandues et très peu été utilisées sous forme d’intervention groupale de courte durée validée. Ainsi, dans une recherche du meilleur rapport bénéfice/coût pour les patients et les structures de soin en santé mentale pour le traitement des maladies chroniques, nous cherchons dans cette étude à valider l’efficacité d’une intervention groupale courte de 6 séances associant la psychoéducation et les TCC 3ème vague sur les HAV de patients souffrant de schizophrénie.

Objectifs : Formation de groupe de TCC pour la gestion des hallucinations auditives ; Évaluer l’efficacité d’une intervention groupale courte de type psychoéducative et TCC 3ème vague sur la sévérité de la symptomatologie Hallucinatoire de type Acoustico-Verbale (HAV) chez les patients souffrant de schizophrénie.

Mots Clefs : TCC – Troubles schizophréniques – Troubles schizo-affectifs – HAV persistantes – Groupe TCC – Acceptation.

9 centres FERREPSY : CHU Toulouse – CH Marchant – CH Lavaur – CH Rodez – CH Lannemezan – CH Ariège-Couserans (St Lizier) – CH Montauban – Clinique de santé de Mailhol (Labastide-Beauvoir) – Clinique de Beaupuy.

Responsable/correspondant : Thomas Langlois, doctorant en Psychopathologie (CERPPS, UT2J), psychologue, tomalanglois@hotmail.com.

État actuel : Projet en cours – Thèse financée par l’AFTCC – CPP accepté – Patient en cours d’inclusion – 1er congrès thématique effectué le 22 mai au CHU de Toulouse (voir https://acceptvoices.sciencesconf.org/).

Date : Projet débuté en 2018 – Projet en cours.

Résumé : La contention chez l’enfant est un sujet brûlant et très peu étudié. Faisant suite aux trois années de travaux de recherche sur ce sujet en services de psychiatrie adulte (étude qualitative sur le vécu des patients, étude qualitative sur le vécu des soignants, étude quantitative), nous avons souhaité poursuivre et développer ce travail en pédopsychiatrie. Notre propos s’inclus dans un projet global en collaboration avec le milieu socio-juridique. Nous souhaitons notamment entamer une réflexion de fond en concertation et avec les professionnels de la région sur le sujet, créer une base bibliographique sur la contention dans les services de pédopsychiatrie (prise en charge des comportements violents en pédopsychiatrie, notamment sur les méthodes de contention utilisées, etc.), créer une enquête qualitative sur la contention en pédopsychiatrie (en incluant des aspects pluridisciplinaires psychiatriques, sociologiques et juridiques – loi de santé, code de santé publique, recommandations HAS, approche socio-historique, etc.), et enfin constituer une étude épidémiologique quantitative sur la contention dans les services de pédopsychiatrie (unités d’hospitalisation et hôpitaux de jour) dans le but de récolter des données objectives (quasi-inexistantes en France sur cette pratique) de type incidence d’exposition, profil des patients exposés à cette mesure (âge, sexe, diagnostic, etc.), modalités de l’utilisation de cette mesure (indication médicale, durée, lieu).

Mots Clefs : Contention – Pédopsychiatrie adulte – Incidence – Epidémiologie.

11 centres FERREPSY : CHU Toulouse – CH Marchant – CH Lavaur – CH Rodez – CH Lannemezan – CH Ariège-Couserans – CH Montauban – Clinique de Beaupuy – Clinique des Cèdres – CH de Limoux – CH Albi.

Responsable/correspondant : Ivan Gicquel, Praticien Hospitalier, Psychiatre, ARSEAA, i.gicquel@arseaa.org.

État actuel : Recrutement d’internes sur la thématique – Projet en réflexion et construction.

Date : Projet débuté en 2017 – Projet en cours.

Résumé : La réussite universitaire et l’intégration des jeunes à besoins éducatifs particuliers (malades, en situation de handicap, salariés, etc.) est encore mal assurée dans l’enseignement supérieur, malgré les efforts et les progrès réalisés ces dernières années. Tout pousse aujourd’hui à ne plus se satisfaire d’une telle situation : en ce qui concerne notre sujet, la richesse intellectuelle et d’innovation que représentent les Aspies ; plus généralement, celle des étudiant·e·s à besoins éducatifs particuliers, en même temps que l’augmentation rapide de leur nombre ; les expériences étrangères ; les succès de la fondation de recherche « FondaMental » qui, depuis 2007, allie soins et recherche de pointe pour promouvoir une prise en charge personnalisée et multidisciplinaire des troubles psychiatriques sévères ; la création de la société Auticonsult qui propose des emplois à des personnes atteintes du spectre autistique dans les métiers du numérique ; le lancement du 4ème plan autisme et la remise du rapport de Josef Schovanec, lui-même Aspie, sur le devenir professionnel des autistes et sur leur intégration et leur réussite dans l’enseignement supérieur ; et les profondes transformations pédagogiques en cours dans l’enseignement supérieur. Par ailleurs, le coût de l’inaction est considérable : pour le Royaume-Uni, la London School of Economics a évalué à 32 milliards de livres le coût de l’autisme ; il pourrait être fortement réduit grâce à de nouvelles approches, conduisant notamment à une meilleure insertion professionnelle. C’est une véritable “orchestration de l’accessibilité” (Ebersold) qui doit être mise en place, associant universités, chercheurs, professionnels du handicap, psychologues et psychiatres, associations et entreprises dans un projet « plurimétiers » et multidimensionnel, en même temps projet de recherche, permettant une étude d’impact fine et la validation de dispositifs reproductibles. C’est dans cet esprit que le projet « Construire une université ‘Aspie-Friendly’ » impliquant 15 établissements universitaires a été déposé par l’Université Toulouse 3 Paul Sabatier/Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées dans le cadre du PIA3.

Il porte sur :

  • Le diagnostic de situation, le parcours ante-bac, l’information et l’orientation en vue de l’accès à l’enseignement supérieur ;
  • L’accueil et l’accompagnement dans la «vie étudiante» et pour une citoyenneté autonome ;
  • L’assouplissement et l’adaptation des parcours universitaires, en lien avec les problématiques d’employabilité et le recours à la Validation des Acquis de l’Expérience ;
  • La diversification des modalités d’enseignement exploitant toutes les ressources de l’innovation pédagogique et du numérique ;
  • L’insertion professionnelle ; la formation et l’information du milieu universitaire, l’acculturation de la communauté étudiante aux troubles mentaux.

Ce projet sur 10 ans part des cursus scientifiques, en particulier en math-info, pour s’élargir ensuite aux autres disciplines.

Mots Clefs : Autisme – Aspie – Inclusion – Besoins particuliers – Innovations pédagogique et sociale – Handicap.

Tout centre FERREPSY concerné par la problématique.

Responsable/correspondant : Bertrand Monthubert, Professeur Universitaire, Institut de Mathématiques de Toulouse, Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, bertrand.monthubert@univ-tlse3.fr.

État actuel : Projet en réflexion et construction avec tous les acteurs – Financé pour 10 ans par l’ANR « Appel à projet nouveaux cursus à l’université 2017 » – Premier jalons posés en septembre 2018.

Date : Projet débuté en 2018 – Projet en cours.

Résumé : Ce collectif a trois objectifs importants.

  1. Organisation d’une journée d’échanges :

Le thème est la place de l’usager, des proches dans le dispositif de soins en psychiatrie. L’organisation de cette journée s’étend au-delà des professionnels en santé mentale et comprend l’implication des associations d’usagers (Toutes Voiles Dehors) et des représentants des familles (UNAFAM) ainsi que des proches présents à titre personnel (bénévoles). L’idée est de diffuser de l’information mais aussi de constituer un premier temps d’échanges pour créer le réseau. La date souhaitée juin 2018.

  1. Constitution d’un groupe de travail de professionnels en Santé Mentale ayant la pratique d’interventions familiales :

Repérage d’un réseau et amélioration des pratiques : Permettre aux professionnels en Santé Mentale, impliqués dans des actions de soins de type « interventions familiales » dans la prise en charge de la schizophrénie d’être repérés par les partenaires, les usagers et leurs proches.

Répertorier les différents types d’interventions familiales proposés et les classer par groupes : groupes de soutien, groupes psychoéducatifs, groupes de thérapie familiale, groupes multifamiliaux. Travailler en groupe en vue d’une amélioration de ces pratiques professionnelles spécifiques.

  1. Évaluation de l’efficacité et des effets des types d’interventions familiales :

Une fois le réseau créé, évaluer les types de recherches qui pourraient être réalisés sur ces actions de soin : évaluer l’homogénéisation possible et extraire des items pouvant faire l’objet de recherches : amélioration de l’évolution de la maladie schizophrénique, effets sur les proches : diminution de la survenue de maladies psychiques et physiques par exemple.

Mots Clefs : Interventions familiales – Schizophrénie – Réseau – Collectif – Professionnel – Usager.

Tout centre FERREPSY concerné par la problématique.

Responsable/correspondant : Karine Faure, Praticien Hospitalier, Centre Médico-Psychologique Adultes LA GRAVE, CHU Toulouse, faure.k@chu-toulouse.fr.

État actuel : Réseau monté – Structuration prochaine en association – Première journée effectuée fin juin 2018.

Date : projet débuté en novembre 2017.

Résumé : Les hallucinations chez les patients souffrant d’un trouble de personnalité borderline, de plus en plus étudiées, restent encore méconnues en pratique clinique courante et peuvent orienter vers des diagnostics et des prises en charge inadaptées. Les objectifs de l’étude étaient d’estimer la prévalence des hallucinations dans cette population, de les caractériser et de mettre en évidence des corrélations avec les niveaux de dissociation et de stress post-traumatique. L’échantillon recruté était représentatif de la population clinique ciblée. La prévalence des hallucinations a été estimée à 53%. De type auditif prédominant, mais aussi visuel, sensitif et olfactif, elles sont généralement brèves, de contenu négatif important, avec un contrôle médiocre et une critique correcte. Des corrélations positives avec les symptômes dissociatifs et post-traumatiques ont été retrouvées.

Objectifs :

  1. Objectif principal: Estimation de la prévalence des hallucinations chez les patients souffrant d’un trouble de la personnalité borderline.
  2. Objectifs secondaires:
    1. Caractériser les hallucinations chez les patients avec un TP BDL.
    2. Etudier les éventuelles corrélations entre hallucinations, symptômes dissociatifs et de stress post-traumatique.

Mots-clés : Hallucination – Trouble de la personnalité borderline – Prévalence – Dissociation – Stress post-traumatique – Qualitatif.

3 centres FERREPSY : CHU Toulouse Purpan – CHS Marchant – CH Lavaur.

Responsables/correspondants : Dr Anne-Hélène Moncany & Dr Maxime Védère, psychiatres, UHSA, CHS Marchant, Toulouse (31), amiel.philippe.31@gmail.com.

État actuel : Projet en cours – Etude préliminaire terminée – Patients en cours de recrutement. 

Date : Projet débuté en 2017 – Projet en cours.

Résumé : Les données épidémiologiques Françaises de l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS) rapportent un taux d’incidence de Puberté Précoce Centrale Idiopathique (PPCI) de 2.68/10000, et un nombre de cas observés de 1173/an moyennés sur 2011 à 2013. Le sex-ratio est de 10 filles pour 1 garçon. À l’issue d’un bilan très standardisé en service d’endocrinologie pédiatrique, un diagnostic positif de PPCI entraîne une proposition de traitement par injections trimestrielles d’analogue de la Gonadotropin-releasing Hormone (GnRH), que les familles sont libres ou non d’accepter.

Les deux arguments médicaux principaux en faveur d’une proposition de traitement sont fondés sur :

  1. La diminution présumée du pronostic de taille finale,
  2. La survenue précoce des règles par rapport à la classe d’âge de l’enfant.

Ces deux critères reposent essentiellement sur la tolérance psychologique de la patiente et de ses parents. Pourtant, l’évaluation de cette tolérance psychologique n’est pas formellement réalisée au moment de l’évaluation diagnostique et repose uniquement sur les éventuels entretiens conduits lors des consultations de suivi, menés par un médecin généraliste ou un endocrinologue. Aucune évaluation psychiatrique ou psychologique au sens propre n’est conduite par un médecin spécialisé de façon systématique.

Par ailleurs, notre travail en unité d’hospitalisation de crise de pédo-psychiatrie à l’Hôpital Marchant, relève des marqueurs et caractéristiques psycho-sociales communs dans l’histoire détaillée des patientes hospitalisées associant troubles psychiatriques et PPCI, ce qui constitue un deuxième argument d’importance pour une évaluation psychiatrique ou psychologique systématique. Cette constatation va dans le sens des données bibliographiques, qui ont notamment décrit des troubles psycho-sociaux secondaires voire préexistants à la survenue de PPCI.

Dans ce cadre, nous formulons l’hypothèse d’une interaction entre PPCI et troubles psychiatriques dont nous souhaitons préciser la nature, au moyen d’entretiens semi-dirigés s’intéressant au contexte, au vécu et aux conséquences psychiques des PPCI et de leur traitement éventuel, afin de mieux comprendre le parcours des patientes et de leur famille et de permettre l’identification d’indicateurs utiles à terme au dépistage précoce.

Mots Clefs : Puberté Précoce Centrale Idiopathique – Troubles psychiatriques – Adolescente – Etude qualitative – Prise en charge.

9 centres FERREPSY : CHU Toulouse – CH Marchant – ARSEAA (Toulouse).

Responsable/correspondant : Emmanuelle Mimoun, Praticien Hospitalier, pédiatrie (Marchant), emmanuelle.mimoun@ch-marchant.fr.

État actuel : Projet en cours – Demande de financement – Demande de CPP à effectuer.

Date : Projet débuté en 2017 – Projet en cours.

Résumé : La schizophrénie, le trouble bipolaire et le trouble dépressif majeur récurrent touchent 4% des adultes. Les enfants de parents atteints de ces troubles sévères présentent des facteurs de vulnérabilité à la fois génétiques et environnementaux.

Ainsi :

  1. 8 à 18% de ces enfants développent une schizophrénie, un trouble bipolaire ou un trouble dépressif majeur récurrent ;
  2. 50% de ces enfants développent des troubles du comportement et/ou du développement de nature non psychotique.

Pour autant, il n’existe pas en France d’actions de repérage et de prévention précoces pour ces enfants.

Objectif : Transformer les pratiques entre psychiatrie d’adultes et psychiatrie d’enfants pour que ces familles à haute vulnérabilité bénéficient :

  1. D’un accompagnement précoce, d’un soutien à la parentalité et d’un suivi régulier ;
  2. D’un dépistage systématique et de bilans diagnostiques pour les enfants.

Mots Clefs : Parentalité – Troubles psychiatriques – Enfance – Prise en charge précoce.

Centres FERREPSY : CHU Toulouse.

Responsable/correspondant : Jean-Philippe Raynaud, PU PH, pédopsychiatrie, SUPEA (service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent), CHU de Toulouse, Hôpital Purpan, raynaud.jph@chu-toulouse.fr.

État actuel : Projet en cours – Demandes de financements obtenues (EOVI 2017) et en cours  – Demande de CPP à effectuer – Deux internes sur le projet.

Date : Projet débuté en 2018 – Projet en cours.

Résumé : La question de l’amélioration des droits des patients, spécialement en psychiatrie, est un enjeu croissant pour les pouvoirs publics, les professionnels de santé et l’ensemble des intervenants dans le dispositif de soins (autorités administratives voire judiciaires) [cf intervention du JLD dans le cadre des soins sans consentement]. Les textes récents [loi du 5 juillet 2011 révisée par la loi du 27 septembre 2013] ont renforcé les garanties des droits des patients en soins sans consentement tout en accroissant corrélativement les obligations des médecins, psychiatres, soignants en charge de ces patients. Cependant, la manière dont les droits des patients prévus par les textes sont mis en œuvre en pratique est très variable selon les établissements, comme en témoignent différents rapports [cf. travaux du contrôleur général des lieux de privation de liberté].

La création d’un groupe de travail sur les droits des patients vise à l’amélioration des pratiques et à un renforcement de l’effectivité des droits au sein des établissements. Ils s’agit de réfléchir à la manière dont les médecins, les psychiatres peuvent faire face à des lacunes et/ou des inadaptations des textes et des moyens dans la pratique, comment ils peuvent améliorer celle-ci malgré les imperfections textuelles tout en respectant le cadre imposé par la loi. Ce groupe devrait notamment effectuer un travail d’observation au sein des établissements de la région, de discussions autour des constats opérés et de propositions éventuelles (assorties d’expérimentation potentielles). Ce groupe se réunirait régulièrement et, sur les problématiques abordées, organiserait une demi-journée ou une journée de bilan-rencontre, d’étude. Différents thèmes pourront être discutés. À titre d’exemple, les difficultés d’élaboration des certificats médicaux dans le cadre des soins sans consentement ; les programmes de soins ; le recours aux procédures d’urgence ; la confrontation pour les SDRE entre autorités administrative et autorité médicale et ses conséquences pour le patient ; l’accès et le droit aux soins de façon plus générale, etc.

Mots Clefs : Droits des patients – Soins psychiatriques contraints – Ethique – Droit – Psychiatrie légale.

Centres FERREPSY : CHU Toulouse – CH Montauban – ASM Limoux – CH Lannemezan – CH Rodez Sainte Marie – CH Marchant.

Responsable/correspondant : Christophe Arbus, PU-PH, Médecin Psychiatre, Service Universitaire de Psychiatrie CHU Purpan, arbus.c@chu-toulouse.fr – Sophie Théron Maître de Conférences de droit public (HDR), Université Toulouse Capitole.

État actuel : Projet en cours  – Première réunion le 3 juillet 2018.

Date : Projet débuté fin 2017 – Projet en cours.

Résumé : Les innovations technologiques révolutionnent actuellement le traitement psychothérapeutique de nombreuses pathologies. D’une part, la création de nombreuses applications smartphone dédiées ont permis de rendre accessible au plus grand nombre ces thérapies, et permettent de favoriser l’observance du patient. D’autre part, les thérapies par expositions en réalité (TERV) virtuelle permettent de lever de nombreuses limites aux expositions réels « in vivo » ou aux expositions imaginaires « in vitro ». Cependant, l’accessibilité de ces solutions d’expositions en réalité virtuelle demeure très compliqué notamment dû à la nécessité d’acquisition de matériel onéreux. Ainsi, même si le thérapeute fait l’acquisition du matériel pour son cabinet, l’acquisition par les patients reste très difficile, et ils ne peuvent donc pas pratiquer ces expositions chez eux entre les séances de thérapie, ce qui est un aspect très important de la thérapie.

Objectif : Créer une application sur Smartphone qui sera une sorte de compagnon virtuel pour le patient dans le cadre de sa psychothérapie quel que soit sa pathologie psychiatrique. Cette application permettra au thérapeute de prescrire à son patient des exercices cognitivo-comportementaux adaptés à sa pathologie, ainsi que lui permettre de pratiquer des expositions thérapeutiques en réalité virtuelle à moindre frais grâce à l’utilisation d’une visionneuse de réalité virtuelle type Cardboard, tout en respectant une ergonomique satisfaisante d’utilisation. Nous allons aussi développer une plateforme internet, dédiée au thérapeute, qui lui permettra de personnaliser l’application pour chacun de ses patients, ainsi que de suivre leur évolution et leur observance afin de pouvoir réagir au plus vite. De plus, étant donné l’efficacité démontrée par la littérature scientifique des expositions thérapeutiques par réalité virtuelle en téléconsultation, cette plateforme comportera un module de téléconsultation rendant cela possible.

Une start-up sera créée afin de faciliter le développement des logiciels. Ensuite une fois le développement suffisament avancé, afin de tester la faisabilité de cette technique de réalité virtuelle sous « Smartphone/Cardboard/Plateforme », nous souhaitons réaliser une étude de faisabilité. Nous ambitionnons de créer dans un premier temps deux programmes thérapeutiques, chacun pour une phobie spécifique différente. Cette étude de faisabilité nous permettra d’évaluer comme critère principal la faisabilité de la mise en œuvre de notre solution : l’acceptabilité, l’observance des patients aux séances de renforcement à domicile, la satisfaction des patients et thérapeutes. Cette étude donnera aussi des premières indications concernant l’efficacité de la technique. Lorsque la faisabilité de la mise en œuvre, l’efficacité clinique et l’ergonomie du dispositif auront atteints un niveau satisfaisant, nous programmerons une étude clinique randomisée comparative : exposition in vivo et l’exposition in virtuo avec « Smartphone/Cardboard/Plateforme » afin d’évaluer l’efficacité clinique du dispositif et de notre outil technique.

Mots Clefs : TCC – Thérapie par exposition en réalité virtuelle – Application – Smartphone – Phobie – Télémédecine.

2 Centres FERRESPSY impliqués dans le développement : CHU Toulouse – Clinique Château de Seysses.

Responsable/correspondant : Benjamin Logan, Interne en Psychiatrie, benjamin.logan@med-ebloom.com.

État actuel : développement logiciel en cours, demande de financement et de CPP à effectuer. 

Date : Projet débuté en 2017 – Projet en cours.

Résumé : Les représentations sociales du handicap psychique, des maladies mentales et de leur traitement ont un impact majeur sur l’accès au soin et la qualité de vie des individus qui en sont atteints. La stigmatisation dont souffrent ces citoyens, favorise l’isolement social, la réticence à s’engager dans des soins ou des démarches inclusives et concoure à perturber leur parcours de soin, leur accès à la santé et leur intégration sociale. Cette stigmatisation concerne la personne, mais va s’étendre à tous ceux qui l’entourent. Les études internationales existantes ont interrogé cette stigmatisation sociale et ses conséquences, en analysant les médias traditionnels ou à l’aide de questionnaires sur des échantillons de population. La dernière enquête en France sur ce domaine a été menée il y a plus de 15 ans. Ce type d’enquête est extrêmement long, coûteux, non instantané et difficilement reproductible.  L’objectif de notre projet est de proposer un dispositif, élaboré en partenariat avec l’Institut de Recherche informatique de Toulouse, innovant et facilement reproductible, permettant de connaitre la représentation et la perception du handicap psychique, des maladies mentales et de leur traitement à très grande échelle et de façon instantanée à partir des réseaux sociaux. Les usages des termes référés au domaine étudié les plus usités, leur polarité (positif/négatif) et les opinions véhiculées seront explorés. Même si seules les personnes actives sur ces médias seront ainsi étudiées, ces médias permettent une diffusion large, rapide et virale d’informations auprès de toute la population. Le dispositif aura l’avantage de permettre un suivi de l’évolution par une reproduction de l’analyse avec un coût moindre, et d’évaluer les variations de ces représentations, les impacts des campagnes de sensibilisation ou les changements inhérents à l’évolution sociétale.

Le dispositif permettra :

  1. De collecter des données issues de réseaux sociaux divers comme twitter et les forums médicaux à partir d’une liste de termes ;
  2. De stocker les données ainsi collectées et de les pré-traiter ;
  3. De les fouiller avec des algorithmes combinant des approches d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle et des approches sémantiques et linguistiques ;
  4. De visualiser les résultats facilement interprétables (réseaux de mots, graphes, cartes sémantiques…).

Les résultats du projet ont une double visée :

  1. Développer un outil générique à visée pédagogique ;
  2. Contribuer à un service de prévention. Les résultats permettront de mieux connaître les représentations du handicap psychique et des maladies mentales, de mieux informer et accompagner les patients et leur entourage. En 2018, les partenaires de ce projet ont constitué un 1er corpus issu de Twitter (environ 165 000 tweets) et Doctissimo (1200 fils de discussion contenant environ 200 000 messages) sur une 30ène de sujets.

Mots Clefs : Extraction & fouille de données – Corpus textuel – Internet – Réseaux sociaux – Représentation sociétale.

1 centre FERREPSY : CH Montauban + Institut de Recherche en Informatique de Toulouse, Université Toulouse Capitole.

Responsable/correspondant : François Olivier, Praticien Hospitalier, CH Montauban, f.olivier@ch-montauban.fr.

État actuel : Projet en cours – Un interne sur le projet – Demande de financement en cours.

Date : Projet débuté en 2017 – Projet en cours.

Résumé : Parmi les professionnels de santé, les équipes de soins psychiatriques sont particulièrement vulnérables au stress et au burnout qui se traduit par un « épuisement physique, émotionnel et mental [résultant] d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel » (HAS, 2017). En effet, de par leur spécialité, ces soignants sont confrontés de façon quotidienne à la souffrance psychique d’autrui, à la violence, aux menaces de passage à l’acte et aux suicides pouvant consumer progressivement l’ensemble de leurs ressources. En 2010, Estryn-Behar livre les conclusions de son enquête SESMAT (Santé et Satisfaction des Médecins au Travail) et rapporte un syndrome d’épuisement professionnel élevé chez 43.3% des psychiatres français. Des résultats tout aussi inquiétants étaient retrouvés dans l’enquête européenne PRESST-NEXT (Promouvoir en Europe Santé et Satisfaction des Soignants au Travail – Nurses Early Exit, 2002), qui rapportait que le score moyen d’épuisement émotionnel des soignants français était le plus élevé des 10 pays inclus dans l’étude et particulièrement dans les services de psychiatrie. En décembre 2016, une stratégie nationale dédiée spécifiquement aux professionnels de santé est lancée par Madame la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé dans le but de « mieux prendre soin de ceux qui nous soignent ». Les stratégies de prévention du burnout rejoignent les stratégies de prévention des risques psychosociaux. Elles consistent à agir sur les situations de travail en réduisant les facteurs de stress et à renforcer les ressources nécessaires au travailleur pour qu’il puisse faire face aux exigences imposées. La méditation de pleine conscience, mindfulness en anglais, est un processus cognitif intentionnel caractérisé par la régulation de son attention vers le moment présent, dans une attitude d’ouverture et d’acceptation de l’expérience subjective (Bishop et al., 2004). Elle permet de développer et renforcer ses ressources face aux situations difficiles et/ou stressantes, de gagner en stabilité émotionnelle et donc à long terme en qualité de vie. Dans le cadre des professions de santé, les études récentes internationales ont démontré une amélioration significative de la santé mentale des soignants par la pratique méditative avec une réduction des niveaux de stress au travail, d’anxiété, de détresse psychologique et de burnout. Ces études ont également rapporté une augmentation des affects positifs, avec principalement une amélioration du bien-être mental, une meilleure acceptation de soi ainsi que le renforcement des satisfactions personnelle et professionnelle (Luken et al, 2016 ; Burton et al, 2016, Dharmawardene et al, 2016). Malgré ce constat, les études françaises ou internationales consacrées au bien-être et à la santé mentale de ces équipes de psychiatrie si vulnérables au burnout, sont peu fréquentes. Nous proposons ainsi de réaliser ce qui serait à notre connaissance la première recherche française sur la prévention du burnout par la méditation de pleine conscience chez les soignants de psychiatrie avec comme objectif principal d’évaluer l’efficacité d’un programme de méditation de pleine conscience de 8 semaines (MBCT – Mindfulness Based Cognitive Therapy) sur l’épuisement émotionnel des soignants en psychiatrie.

3 centres FERREPSY : CH Montauban – Clinique psychiatrique Aufrery – CH Jean Pierre Falret de Leyme.

Responsable/correspondant : Laure Rouillon, Praticien Hospitalier, CH Montauban, laure.rouillon@yahoo.fr.

État actuel : Projet en cours – Un interne sur le projet en fin de thèse – Demande de financement en cours – Demande de CPP en cours. 

Date : Projet débuté en 2018 – Projet en cours.

Résumé : L’autisme sans déficience est une préoccupation majeure, tant en terme de dépistage, diagnostic, rééducation qu’inclusion. Au sein de cette population, l’intérêt grandi autours des jeunes femmes autistes sans déficience. Leur dépistage est en effet entravé et compliqué, avec de nombreux faux-diagnostics.

Ainsi, nous souhaitons tester si les outils actuels de dépistage ou de diagnostic pour la population féminine sans déficience intellectuelle post-pubère présentant un Trouble du Spectre Autistique (TSA) sont ou non valides pour examiner s’ils discriminent les modulations de sex-ratio, et rechercher la singularité éventuelle de l’expression phénotypique dans cette population.

Notre hypothèse est qu’il existe une expression clinique sensiblement différente selon le sexe dans ce groupe, ce qui conduirait à une erreur dans la démarche scientifique le fait d’utiliser des outils de dépistage et de diagnostic construits à partir du sous-groupe « garçons », amenant à ce que l’on dépiste plus préférentiellement des garçons parce que l’on cherche des garçons. 

Nous souhaitons vérifier la validité des outils diagnostiques dans le sous-groupe « filles » et rechercher les caractéristiques les plus propres ou les plus sensibles sur un échantillon de femmes TSA de plus de 15 ans sans déficience intellectuelle : SCQ, RADDS, Attwood, QSA, AQ, AspiQUIZZ… avec appareillage garçons (intérêt de la FERREPSY).

Objectifs :

  1. Effectuer une revue de la littérature reprenant le ratio filles/garçons (comparaison effective ou non) tendant à valider que les outils de dépistage et de diagnostic ont été créés à partir des critères cliniques repérés chez les garçons, et donc tendent à diagnostiquer préférentiellement des garçons.
  2. Lister les outils diagnostics existant actuellement pour les femmes.
  3. Effectuer une revue de littérature sur le diagnostic des femmes autistes et de repérer leurs singularités cliniques éventuelles. Nous souhaitons à court terme : affiner la symptomatologie exacte du Syndrome d’Asperger (ASD) féminin adulte, et à moyen terme : créer un questionnaire/test d’auto diagnostic efficace, validé, jusqu’à publication (Hogrefe).

3 centres FERREPSY : CH Montauban – CHU Toulouse – CH Marchant – Université UT2J, Toulouse 2.

Responsable/correspondant : Maëlle Biotteau, PhD Neuropsychologie, maelle.biotteau@inserm.fr.

État actuel : Projet en cours – Un interne sur le projet – Demande de financement en cours – Demande de CPP en cours.

Date : Projet débuté en 2017 – Projet en cours.

Résumé : Les amnésies dissociatives constituent un trouble neurologique survenant après un traumatisme psychique ou un évènement neurologique aigu et bénin. Cliniquement, les patients atteints peuvent présenter une amnésie rétrograde totale, avec une atteinte de la mémoire biographique pouvant aller jusqu’à une perte d’identité. L’évolution de cette pathologie est incertaine, sans facteur prédictif identifié à ce jour : elle va d’une récupération totale ad integrum survenant parfois dans un contexte similaire à l’évènement déclencheur, jusqu’à une chronicisation du trouble. Les différents taux d’évolution restent cependant mal connus à ce jour. Dans une étude de 2004 portant sur dix patients (Kritchevsky, Chang, & Squire, 2004), sept présentaient une perte d’identité, huit avaient des antécédents neurologiques et huit avaient eu des antécédents psychiatriques (dont deux conversions). Sur le plan de la neuro-imagerie, ces patients ne présentent pas d’altération structurale. Malgré cela, des études de cas mettent en évidence des anomalies de métabolisme cérébral en PET et en IRMf avec une altération des aires cérébrales impliquées tant dans la mémoire que dans les processus d’intégration du self, l’imagerie mentale visuelle, la mémoire sémantique personnelle ou encore la conscience de soi. Aucune recherche contrôlée ne s’est spécifiquement attachée à rechercher des anomalies en IRMf à notre connaissance. Il n’existe de plus pas d’étude cherchant à montrer de corrélation entre des atteintes en imagerie et une évaluation neuropsychologique de ces troubles.

Dans cette étude, nous souhaitons mettre en évidences les substrats neuronaux de l’amnésie dissociative à la phase initiale chez les patients atteints d’amnésie dissociative avec deux intérêts principaux :

  1. Une meilleure compréhension des anomalies en imagerie de cette pathologie permettant d’améliorer la compréhension des troubles mnésiques dans leur ensemble, notamment concernant d’autres maladies telles que le syndrome de Korsakoff ou encore la maladie d’Alzheimer ;
  2. Une meilleure compréhension des aires cérébrales impliquées dans ce trouble ouvrant la voie à de nouvelles thérapeutiques telles que les techniques de neuro-modulation cérébrale non invasives (rTMS, TDCS…).

Centres concernés : Recrutement sur l’ensemble du GHT, mais seul le CHU Toulouse fera passer les échelles et les IRMs.

Responsable/correspondant : Antoine Yrondi, PU-PH, Médecin Psychiatre, Service Universitaire de Psychiatrie CHU Purpan, yrondi.a@chu-toulouse.fr.

État actuel : Financement en cours (retenu en premier étape) – Porteur projet : Simon Taib.

Date : Projet débuté en 2016 – Projet en cours.

Résumé : Les apports de la psychoéducation dans la prise en charge des patients qui souffrent d’un trouble bipolaire sont bien documentés. Depuis 2011, un projet d’Éducation thérapeutique, Bipolis, a été autorisé par l’ARS Midi-Pyrénées, puis déployé, par des équipes de soins auprès de patients qui souffrent de troubles bipolaires. Un tel dispositif de soin, innovant et rare dans la prise en charge psychiatrique, s’appuie sur la méthode des SARA, programme d’ETP, qui permet, le développement de futurs programmes PETP concernant d’autres pathologies chroniques. Depuis 6 ans, de nombreux patients du bassin Haut Garonnais ont pu bénéficier des apports de Bipolis puis acquérir des connaissances sur leur maladie et des compétences pour mieux prévenir les rechutes. Des évaluations préliminaires, menées dans nos services, tendent à démontrer une diminution du taux de rechute, chez les patients qui ont suivi Bipolis.

Pour confirmer les apports de l’ETP Bipolis auprès des patients qui souffrent de maladie bipolaires, une telle observation nécessite d’acquérir une validité scientifique, objet de la présente recherche sous forme d’étude rétrospective qui propose de :

  • De mesurer les apports pédagogiques de Bipolis chez les usagers ;
  • De mesurer l’impact l’ETP Bipolis sur l’évolution de la maladie et la rechute, à court, moyen et long terme auprès des usagers ;
  • Enfin, de mesurer l’impact de l’ETP Bipolis sur la qualité de vie des usagers.

Centres concernés : Tous les centres FERREPSY concernés par la thématique.

Responsable/correspondant : Barbara Combes Deslaugiers, Praticien Hospitalier, Médecin Psychiatre, Hôpital Purpan-Casselardit, secteur de psychiatrie générale, combes.b@chu-toulouse.fr.

État actuel : Un interne sur le projet – CPP en cours de finalisation.

Date : Projet débuté en 2017 – Projet en cours.

Résumé : Les longs séjours d’hospitalisation en psychiatrie ont une répercussion majeure sur l’organisation des soins. Les hospitalisations de plus de 292 jours occupent 1/4 des lits d’hospitalisation. 2/3 de ces séjours sont considérés comme « inadéquats » car non justifiés par une indication thérapeutique et 1/3 de ces séjours « inadéquats » seraient liés à des difficultés d’accès et de maintien au logement chez des personnes souffrant de maladies psychiatriques sévères. Malgré des besoins élevés de soutien pour maintenir un logement indépendant, les malades les plus touchés obtiennent difficilement un logement thérapeutique (délai d’admission, refus des conditions d’admission, préférence pour un logement indépendant).

Le modèle Housing First propose aux personnes souffrant de schizophrénie ou de trouble bipolaire ET Sans Domicile Fixe (SDF) un accès sans délai et avec des conditions minimes à un logement indépendant dans la communauté, associé à un accompagnement intensif au domicile par une équipe dédiée. Ce modèle a montré, à travers le PHRC national Un Chez Soi d’Abord, qu’il permettait une baisse du nombre de jours d’hospitalisation en psychiatrie (en moyenne 24 jours contre 79 jours pour l’offre habituelle à 2 ans) et une diminution des coûts sur 2 ans (dont 70% sont liés aux hospitalisation psychiatriques) qui compense le coût du dispositif.

Le dispositif HOME adapte ce modèle à une population n’étant pas sans domicile fixe mais en difficulté, du fait de leur maladie psychiatrique, pour se maintenir dans un logement avec un risque d’hospitalisation prolongée. Il consiste à la créer un dispositif d’habitat inclusif destiné aux personnes présentant une maladie psychiatrique sévère (diagnostic de schizophrénie, trouble bipolaire, trouble grave de la personnalité ou trouble envahissant du développement). Il repose sur un partenariat entre une équipe mobile (dépendant du CHU) et un opérateur logement (SOLIHA). Il vise, pour la population cible, à un accès rapide (moins de 4 semaines) à un logement indépendant, associé à un accompagnement intensif et proactif au domicile favorisant le maintien dans le logement. 

En parallèle une étude sera effectuée, dans le cadre de la FERREPSY, pour évaluer l’efficacité de ce dispositif, en particulier sur les aspects d’alternatives aux longues hospitalisations et médico-économique.

Objectifs : évaluer lors de sa création l’efficacité d’un dispositif innovant de logement inclusif destiné aux personnes ayant un handicap psychique sévère.

3 centres FERREPSY : CHU Toulouse – CH Marchant – Association Route Nouvelle.

Responsable/correspondant : Julien BILLARD Praticien Hospitalier Psychiatre service psychiatrie psychothérapies et art-thérapie CHU Purpan Toulouse, billard.j@chu-toulouse.fr.

État actuel : projet en cours recherche de financement pour la mise en place du dispositif et pour la recherche associée (AAP DGOS Mars 2019).

Date : Projet débuté en 2018 – Projet en cours.

Résumé : L’accompagnement des personnes souffrant de troubles psychiatriques nécessite une approche globale où les acteurs des soins somatiques collaborent avec ceux des soins psychiques. Plus spécifiquement, la prise en charge de la douleur aiguë ou chronique doit bénéficier du décloisonnement de l’abord somatique et psychiatrique et tenir compte des facteurs relationnels. Faciliter le lien entre le patient et ses interlocuteurs mais également restaurer la relation du sujet à son corps, sont donc des enjeux capitaux. Ainsi, il importe d’étudier et d’expérimenter les moyens humains, et éventuellement médicamenteux, ayant pour objectif spécifique de favoriser la relation à soi et à l’autre. Ces efforts visent à renforcer la qualité du suivi des patients, par l’alliance thérapeutique notamment, pour contribuer au soulagement de leurs symptômes. 

Mots-clefs : Douleur ; psychiatrie ; alliance thérapeutique ; relation au corps.

Centres FERREPSY : Tous centres intéressés par la question.

Responsable/correspondant : Raphaël Ayache, doctorant en psychologie, Université Jean-Jaurès, Toulouse, laboratoire CERPPS, rphl.ayache@gmail.com.

État Actuel : projet en cours, stade préliminaire.

2 projets en gestation

Date : Projet débuté en 2018.

Résumé : Depuis plusieurs années, le nombre de personnes prises en charge pour un épisode dépressif résistant ne cesse d’augmenter. Actuellement, le traitement médicamenteux (antidépresseurs et/ou thymo-régulateurs) représente la principale proposition thérapeutique. Le recours à l’électro convulsivothérapie est également proposé pour les cas plus résistants. Devant les limites de tolérance, d’efficacité et de faisabilité, l’équipe médicale de Seysses a souhaité développer d’autres propositions thérapeutiques alternatives et complémentaires au sein de la structure afin d’apporter une nouvelle réponse au traitement de la dépression. Tout d’abord, elle a développé, depuis 2 ans, une psychothérapie de groupe structurée autour d’une approche cognitivo-comportementale. Cette psychothérapie spécifiquement orientée sur les troubles anxio-dépressifs est proposée en hospitalisation complète. D’autre part, la clinique s’est récemment équipée d’un appareil de stimulation magnétique transcranienne (DEEP TMS). Cette technique, novatrice, vient stimuler l’activité des cellules nerveuses dans la région du cerveau impliquée spécifiquement dans le processus physiopathologique de la dépression. Les patients peuvent en bénéficier au cours d’une prise en charge en hôpital de jour. La création de cet hôpital de jour est née également du souci de l’équipe médicale de diminuer les temps d’hospitalisation et le nombre de re-hospitalisations.

Notre programme associe plusieurs axes de soins :

  • L’utilisation du procédé DEEP TMS,
  • Une prise en charge individuelle autour des pratiques non médicamenteuses (luminothérapie, cohérence cardiaque, relaxation – à partir de la réalité virtuelle -, stimulation cognitive)
  • Une prise en charge collective :
    • Psychothérapeutique qui prend sa source dans la thérapie d’acceptation et d’engagement
    • De simulation active à travers des techniques à médiation corporelle.

Objectif : L’objectif de cette recherche est d’observer l’efficience d’un parcours non médicamenteux dans le traitement de la dépression.

Un deuxième axe sera dévolu au croisement de deux ou plus de ces techniques non-médicamenteuses dans des programmes de rééducation. Il s’agira aussi de développer les aspects bibliographiques.

Mots Clefs : Traitement non médicamenteux – Dépression – Stimulation magnétique trans-crânienne.

Responsable/correspondant : Mr Denux, clinique du château de Seysses, c.denux@orpea.net.

État actuel : Projet en cours – Implication de FERREPSY à formaliser : comment impliquer d’autres centres ? Comment formaliser le partenariat entre FERREPSY et ORPEA ? – Recherche d’internes en psychiatrie.

Date : Projet débuté en 2017 – Projet en gestation.

Résumé : 20 à 40% des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance font l’objet d’une inscription à la MDPH pour un trouble du développement en partie due à une carence affective précoce (associée à de la négligence ou à de la maltraitance). Parallèlement, les progrès en matière de protection de l’enfance permettent de repérer les enfants en danger de plus en plus précocement. Pourtant, le nombre de cas décrits comme complexes, ne cesse de croître. Ces cas débordent nos capacités d’accompagnement tout au long de leur parcours (à noter que sur une étude récente, près d’un quart des adultes sans domicile fixe ont un passé de placement dans l’enfance). Par ailleurs, l’accès au soin « classique » est encore tardif dans le processus de placement alors que des signes précoces de trouble du développement sont sans doute repérables dès le début de ce dernier.

La volonté de mener un travail de recherche repose sur l’hypothèse que le dispositif social, médico-social et sanitaire, est probablement peu adapté au besoin de cette population carencée, d’autant moins adaptée que l’enfant est placé précocement. Nous faisons l’hypothèse qu’un accompagnement plus ajusté aux besoins des nourrissons (adaptation du cadre du placement, des visites médiatisées, des relais d’accueil en fonction de l’âge développemental) mais également un meilleur repérage des problématiques développementale (intégrant cette notion de carence mais également les comorbidités neurologiques ou génétiques) améliorera le parcours sur le long terme de ces enfants.

Le stade préliminaire à la mise en place d’une action de recherche correspond à la constitution d’un groupe de travail départemental (82) afin de définir la population d’étude et ses besoins. Parallèlement, une étude rétrospective sera proposée à partir des données épidémiologiques disponibles à RESADO82 ce qui permettra de mettre en lumière les manques dans l’accompagnement précoce (délai d’accès au soin, signes précurseur de trouble du développement, conséquences sur le parcours de vie…).

Objectifs : Définition les besoins des enfants placés précocement pour carence. Mise en place d’un dispositif d’accompagnement et de soin précoce pour les enfants carencés et confiés aux services sociaux. Évaluation du dispositif.

Mots Clefs : carences affectives, placements judiciarisés, trouble du développement, soin précoce.

Centres concernés : Échelle départementale du Tarn et Garonne.

Responsable/correspondant : Loïc Loidreau, médecin pédopsychiatre, Centre d’Action Médico-Sociale Précoce 82, Montauban, loic.loidreau@camsp-82.fr.

État Actuel : projet en cours, stade préliminaire.

6 projets clôturés

Date : Projet débuté en 2016 – Projet clôturé.

Résumé : Un cadre législatif est créé en janvier 2016 en France officialisant une politique de réduction du recours à l’isolement et à la contention, compte tenu d’en recrudescence à son recours mentionné dans plusieurs rapports. Cependant, la revue de la littérature scientifique internationale retrouve très peu d’études françaises publiées, ce qui reflète l’absence de données objectives en France sur l’utilisation de la contention en psychiatrie. Nous avons proposé une étude prospective descriptive et analytique dont l’objectif est de calculer l’incidence du recours à la contention mécanique sur la période du 02/11/2016 au 02/11/2017 dans onze établissements de santé en psychiatrie de la région Occitanie et d’évaluer les caractéristiques du recours à la contention. Nous avons pu montrer que l’incidence des patients exposés à la contention mécanique est de 2,5 % des patients admis en hospitalisation. Le recours à la contention est significativement plus fréquent dans le service d’urgences psychiatriques avec une incidence à 6,9 %. Les durées moyenne et médiane d’exposition à la contention sont de 16,5 heures et 5,0 heures. Les patients exposés sont significativement plus jeunes, d’un âge entre 18 et 29 ans, plus souvent de sexe masculin et hospitalisés sans consentement. Ils souffrent plus fréquemment d’un trouble bipolaire, d’un trouble psychotique (schizophrénie, trouble schizotypique, troubles délirants) ou d’un trouble de personnalité. Ces résultats apportent pour la première fois des connaissances sur la pratique de la contention mécanique en France. Il semble nécessaire de poursuivre le suivi quantitatif de cette pratique par un observatoire et de développer des stratégies alternatives.

Mots Clefs : Contention mécanique – Psychiatrie adulte – Incidence – Epidémiologie.

11 centres FERREPSY : CHU Toulouse – CH Marchant – CH Lavaur – CH Rodez – CH Lannemezan – CH Ariège-Couserans – CH Montauban – Clinique de Beaupuy – Clinique des Cèdres – CH de Limoux – CH Albi.

Responsable/correspondant : CARRE Raphaël, Praticien Hospitalier, Psychiatre, CH Marchant, raphael.carre@ch-marchant.fr – Adeline Clenet, interne.

État actuel : Recueil des données et analyse des résultats terminés – Présentation au CFP à Nantes fin novembre 2019 – Journée « Contention : Recherche, pratiques cliniques et perspectives » – Publication à venir.

Date : Projet débuté en 2016 – Projet clôturé.

Résumé : Les troubles dépressifs représentent l’une des pathologies les plus fréquentes en psychiatrie. La prévalence vie entière de l’épisode dépressif caractérisé est en effet particulièrement élevée, avec des chiffres variant selon les études, entre 16,6% aux États-Unis et 24,1% en France.

Objectifs : L’objectif de cette étude était de déterminer le pourcentage de personnes ayant bénéficié d’un arrêt de travail et ayant repris un emploi à 3 et à 6 mois, après un épisode dépressif sévère.

L’idée était de :

  1. Mesurer le délai de retour à l’emploi après un épisode dépressif ;
  2. Identifier les conséquences des conditions de travail initiale sur le retour au travail des personnes ayant présenté un épisode dépressif ;
  3. Identifier les conséquences des conditions de travail sur le délai de retour travail des personnes ayant présenté un épisode dépressif ; évaluer les réseaux sollicités pour le maintien et le retour à l’emploi de personnes ayant présenté un épisode dépressif.

La finalité du travail était ainsi de :

  1. Déterminer le profil professionnel et analyser le parcours de soins des patients ayant présenté une dépression comme des étapes capitales pour dépister très précocement les personnes avec un risque de désinsertion dans le but de définir une stratégie préventive précoce de prise en charge socioprofessionnelle multidisciplinaire aidante dans le retour à l’emploi ;
  2. Permettre de sensibiliser les praticiens en psychiatrie à la détection de profil à risque de désinsertion de personnes présentant une dépression afin d’anticiper sur un retour au travail précoce (analyse des réseaux à solliciter pour retrouver un emploi et favoriser une collaboration multidisciplinaire autour de cette thématique) ;
  3. Adjoindre une première approche médico-économique car favoriser un retour précoce au travail après une dépression ne pourra que réduire les coûts liés à la prise en charge de l’arrêt de travail par l’assurance maladie (coûts indirect).

Mots Clefs : Travail  – Dépression – Retour à l’emploi – Délai de retour à l’emploi – Facteurs/déterminants.

5 Centres FERREPSY : CHU Purpan – CH Marchant – Clinique d’Aufréry – Clinique de Beaupuy – Clinique des Cèdres.

Responsable/correspondant : Yolande Esquirol, médecine du travail, esquirol.y@chu-toulouse.fr.

État actuel : Projet en lien avec la médecine du travail – Projet clôturé.

Date : Projet débuté en juin 2016.

Résumé : Aujourd’hui, existe une grande variabilité dans l’utilisation des espaces ouverts et fermés entre hôpitaux de la région et au sein même des hôpitaux. En France, peu d’études existent sur le sujet, notamment concernant la prévention des risques que permettent ces pratiques. Ce travail, après revue systématique de la littérature internationale, est une étude observationnelle rétrospective comparant deux types de services de secteur, ceux n’utilisant que l’unité ouverte (politique de la porte ouverte ou PPO) et ceux utilisant des unités ouvertes et fermées (politique de la porte fermée ou PPF). L’hypothèse émise est une meilleure prévention des risques (fugues, suicides, actes hétéro-agressifs déclarés) mais une utilisation plus fréquente des isolements et contentions dans les services n’ayant recours qu’aux unités ouvertes. Après appariement des groupes sur certaines variables, nos résultats montrent que les unités PPO entraînent moins d’événements indésirables (fugues, isolements et contentions) que les unités PPF. Il se pourrait donc que les unités ouvertes préviennent mieux les risques et n’augmentent pas les isolements et contentions par rapport aux unités fermées des services d’admission psychiatrique en France.

Objectifs secondaires qu’il convient de traiter : Diffuser les résultats de ce travail au niveau international et chercher à isoler des populations particulièrement à risque (consommateurs de toxiques).

Mots Clefs : Unité fermée – Unité ouverte – Prévention des risques – Fugue – Suicide – Violence – Isolement – Contention.

5 centres FERREPSY : CHU Toulouse – CH Marchant – CH Lavaur – CH Lannemezan – CH Montauban.

Responsable/correspondant : Corentin Cambonie, psychiatre sur la clinique Marigny, corentin.cambonie@wanadoo.fr.

État actuel : Projet en cours  – Mise en format pour publication  – Communication au national et international.

Date : Projet débuté en 2017.

Résumé : Nous pouvons considérer la préoccupation individuelle et collective pour la santé mentale comme un invariant culturel. Dans notre société de services, les propositions en santé mentale se sont construites de manière complexe.

Aujourd’hui l’offre en santé mentale est prolifique et protéiforme, ce qui peut la rendre difficile à appréhender, tant pour le grand public que pour les professionnels. Cela peut être à l’origine d’une barrière d’accès aux soins ou d’une rupture dans les parcours. Ainsi, l’intérêt grandissant pour les parcours de tous les acteurs de la santé mentale est probablement une piste importante d’amélioration du service rendu aux citoyens. Au-delà des outils organisationnels et du changement de point de vue des professionnels pour s’adapter à cette logique de parcours qui gagne l’ensemble du système de santé, rendre lisible l’existant constitue peut-être un des premiers éléments de réponse à la question de l’optimisation des parcours.

L’annuaire pédagogique ViaPsY a pour objectif de regrouper l’ensemble des dispositifs et professionnels du soin, de l’accompagnement, ou de l’entraide qui font des propositions dans le champ de la santé mentale, qu’elles se portent sur la souffrance psychique, le trouble psychique ou le handicap psychique. Il s’agit d’un support d’aide à l’orientation qui prend la forme d’un site internet dédié disponible sur www.viapsy.fr.

La Haute-Garonne constitue une première étape dans la construction de l’annuaire. Mais ce recueil de données a été pensé de manière la plus standardisée possible afin d’être transposable à d’autres départements le cas échéant. NB : Projet FERREPSY en coordination avec l’entreprise de développement informatique BSI.

Mots Clefs : Santé mentale – Parcours – Annuaire pédagogique – Santé publique – Psychiatrie – Usagers – Offre locale.

Responsable/correspondant : Nicolas Navarro, psychiatre, service d’addictologie clinique, CHU Purpan, nicolas.navarro@hotmail.fr.

État actuel : Projet en cours – Partenariat à formaliser entre FERREPSY et BSI – Convention avec un groupe d’étudiants de Master 2 « Manager des structures sanitaires et sociales », promotion 2017/2018.

Deux livrables en rapport avec le projet :

  1. Des recommandations pour adapter l’outil ViaPsY aux besoins et attentes des médecins généralistes et des associations de patients.
  2. Un plan de communication de ViaPsY auprès des acteurs de la santé mentale.

Une rencontre mensuelle a lieu depuis décembre 2017 et se poursuivra jusqu’à la date de livraison du projet pour les étudiants de TBS (novembre 2018) – Aout 2018 : Accord de principe de l’UNAFAM 31 pour soutenir le projet et partager les informations dont ils disposent sur l’offre locale en santé mentale pour compléter annuaire – Septembre 2018 : prise de contact avec le ministère des solidarités et de la santé pour discuter du projet – En attente d’une date pour présenter le projet au CCOMS lors d’une assemblée générale.

Date : Projet débuté en 2017 – Projet clôturé.

Résumé : La dépression concerne 7,8% de la population française et représente 11.7% des patients en soins primaires. Le médecin généraliste est le premier professionnel consulté en cas de problème de santé mentale, loin devant les psychiatres et les psychologues (Kovess-Masfety, 2007). 67% des MG sont confrontés chaque semaine à un patient déprimé (DREES) et 75% des prescriptions d’antidépresseurs et d’anxiolytiques sont réalisées par les médecins généralistes (Hardy Bayle & Younes, 2014).

Les médecins généralistes décrivent des difficultés d’accès aux professionnels de la psychiatrie qu’il s’agisse du délai d’obtention d’un rendez-vous avec un psychiatre ou de la complexité d’accès par téléphone (Aubin, 2008 ; Dumesnil, 2014). La possibilité d’obtenir un avis spécialisé leur semble effectivement plus difficile que pour les autres disciplines (Younes, 2005). Enfin, 9 MG sur 10 s’estiment efficaces dans la prise en charge de la dépression et prennent directement en charge un patient déprimé (Dumesnil, 2014). Ces éléments peuvent probablement être mis en lien avec le fait que l’adressage ou la prise d’avis auprès d’un psychiatre pour une dépression reste très occasionnel (Dumesnil, 2014 ; Observatoire régional de la santé Provence-Alpes-Côte d’Azur 2015).

Cependant, moins d’une personne sur quatre souffrant de dépression et ayant consulté un médecin généraliste est diagnostiquée et traitée de façon appropriée (Briffault, 2009 ; Mercier, 2009). Le délai moyen de prise en charge d’une dépression serait de 3 ans avec 50% des dépressions diagnostiquées (Katja 2013). Sur le plan thérapeutique, sont pointées des prescriptions inadéquates, notamment concernant celles des anxiolytiques et hypnotiques (Hérique, 2009), des posologies insuffisantes dans 75% des cas, une durée trop courte de traitement et des arrêts prématurés avec des problèmes d’observance. Un recours aux psychothérapies peu fréquent est également incriminé avec seulement 33% des dépressions peu sévères et 44 % des dépressions sévères qui bénéficient d’une psychothérapie (Dumesnil, 2014).

84% des médecins généralistes sont demandeurs de formations complémentaires sur la dépression et notamment concernant les différents types et indications des psychothérapies et la pratique de la psychothérapie de soutien, l’orientation et la gestion des demandes de psychotropes des patients (Mercier 2010 et Dumesnil, 2014). Ils insistent sur l’amélioration de la formation durant les études médicales et sur des formations adaptées à leur exercice quotidien. Un SPOC nous semble pouvoir répondre du moins en partie à cette demande des médecins généralistes, de par l’aspect facilitant de sa forme (¾ des médecins généralistes utilisent internet, large diffusion, gratuité, adaptable à l’emploi du temps) et l’aspect pédagogique interactif et didactique qu’il propose.

Mots Clefs : Dépression – Médecins Généralistes – Small Private Open Course – Troubles Psychiatriques – Traitement – Etude qualitative.

2 centres FERREPSY : CHU Toulouse – CH Marchant.

Responsable/correspondant : Sophie Prébois, Praticien Contractuel, Dispositif de soins partagés en psychiatrie (DSPP), CHU Toulouse, prebois.s@chu-toulouse.fr.

État actuel : Projet clôturé – SPOC en cours de validation prochainement en ligne. 

Date : Projet débuté en 2018 – Projet clôturé.

Résumé : La FERREPSY regroupe (en 2018) 21 établissements de santé sur l’ensemble de la région Occitanie : 13 membres fondateurs: Marchant – CHU – CH Montauban – CH Ariège – CH Lavaur – CH Gers – CH Ste-Marie de Rodez – CH Lannemezan – cliniques des Cèdres / de Beaupuy / d’Aufrery – ICM 46 – Fondation Bon Sauveur d’Alby et 8 nouveaux adhérents: ASM 11 – CH Thuir – Route Nouvelle – MGEN – ARSEAA – Lou Camin – Clinique Château de Seysses – Clinique d’Embats. Il s’agit diversement d’hôpitaux, de centres de soins, de cliniques. L’un des objectifs de la FERREPSY est d’impulser et de mettre en œuvre une politique de recherche clinique dans ces établissements.

À cette fin, la récupération des données médicales de toutes ces structures afin de proposer des analyses communes est un objectif intéressant. Toutes ces structures utilisent en effet des systèmes de stockage de bases de données patients informatisés, mais non homogènes entres elles, édités par des entreprises différentes. Nous avons ainsi effectué un état des lieux dans les 21 structures FERREPSY des « profils » de chaque base de données patients afin de vérifier si une extraction automatique et une homogénéisation des données pourraient s’avérer possible dans un futur proche entre les 21 centres afin d’envisager pouvoir travailler de concert entre l’ensemble des structures de la FERREPSY et proposer des études à grandes échelles (épidémiologique notamment).

Nous avons établi une cartographie documentée sur l’environnement de stockage et de manipulation des données patients de chaque établissement de santé.

Cette cartographie incluait :

  • Le nombre et les noms des applications interfaçant avec chaque base de données. Le nom de l’éditeur de chaque application doit être également mentionné.
  • Les noms des personnels techniques administrant ou travaillant sur chaque BD patients
  • Le type de chaque environnement SGBD (oracle, mysql …)
  • Les logiciels de gestion de BD utilisés par chaque établissement.
  • Le volume total de chaque base de données patients.
  • Une extraction du schéma de base de données.

Une fois ce travail de documentation est réalisé, une cartographique résumant les correspondances entre les tables/attributs entre les différents schémas de BD des différents établissements a été réalisé.

Centres concernés : Tous les centres FERREPSY.

Responsable/correspondant : Christophe Arbus, PU-PH, Médecin Psychiatre, Service Universitaire de Psychiatrie CHU Purpan, arbus.c@chu-toulouse.fr.

État actuel : Projet clôturé – Bilan transmis à la FERREPSY – Possibilité de continuité sur 2018-2020 pour nouvelles inclusions de centres.

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