Journée CRIAVS : Dissociation traumatique
AUTRE ÉVÈNEMENT
Dissociation traumatique : quand l’esprit se coupe de ce qu’il vit. Quelle place chez les victimes et auteurs de violences sexuelles ?
Le 4 juin 2026, l’équipe du CRIAVS-LR du CHU de Montpellier organise une journée hybride grand public gratuite consacrée à la dissociation traumatique et à sa place chez les victimes et les auteurs de violences sexuelles.
La journée proposera des apports théoriques, des éclairages cliniques, des expertises psychiatriques et une analyse juridique.
Qu’est-ce que la dissociation traumatique ?
La dissociation traumatique est un mécanisme de protection psychique, par lequel l’esprit se « coupe » d’une expérience vécue comme insupportable, afin de protéger sa santé.
En effet, un peu comme un compteur électrique qui subirait une surtension, le cerveau « disjoncte » lors d’un stress trop important. C’est un moyen de protéger d’autres organes clefs (cœur, vaisseaux, cerveau…) et d’éviter la rupture. C’est paradoxal, puisque c’est justement la rupture de communication entre certaines aires cérébrales sous-corticales (amygdales et hippocampes) qui provoque une sensation de perte de cohérence et d’unité entre les sensations (motrice, émotionnelle, sensorielle…) et perceptions (sentiment, temps, mouvement, identité…) de la victime d’un traumatisme. C’est ce qu’on observe dans la sidération traumatique (ou syndrome de l’opposum) avec une personne figée, « gelée » qui ne s’oppose pas à l’agresseur. D’ailleurs, la loi a évolué récemment pour préciser que « le consentement ne peut être déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime » et définitivement reconnaître la sidération traumatique comme une réaction identifiée de la victime, ne laissant pas la place au doute sur l’absence de consentement.