Thèses de la FERREPSY

Retrouvez dans cette section toutes les thèses portées par la FERREPSY

 

Résumé en français

Introduction : Le Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA) est une affection neurodéveloppementale. Le phénotype féminin de l’autisme tend actuellement à intéresser la recherche et questionne les cliniciens dans leur pratique. L’objectif de notre étude est d’analyser le ressenti de patientes avec TSA sans déficience intellectuelle à propos de l’échelle Q-ASC.
Matériel et méthode : Etude qualitative, multicentrique, par entretiens semi-dirigés sur 10 patientes de sexe féminin ayant reçu un diagnostic tardif
de TSA sans déficience intellectuelle. Résultats : L’outil garde une certaine proximité avec des outils déjà passés. Certaines questions demeurent source d’hésitations et de doutes, et nécessitent des précisions. Les patientes se sont reconnues à travers certains items Q-ASC tels que le jeu, la sensorialité, l’imaginaire, les intérêts et les relations sociales. L’échantillon ayant participé à l’étude avait un QI relativement élevé (QI moyen 123).
Discussion : Cette étude a permis un travail participatif et collaboratif où les patientes ont pu apporter un éclairage nouveau sur leurs différences
dans leur rapport à soi, au monde et aux autres. Connaître son propre mode
d’expression de l’autisme leur a permis de mieux identifier leurs propres symptômes.
Pour d’autres, la passation de l’échelle leur a permis de rattacher leurs singularités
de fonctionnement à des signes d’autisme. La question de développer des outils en
lien avec les spécificités de genre a été soulevée.
Conclusion : Cette étude nous permet d’appréhender le ressenti de patientes avec
TSA sans déficience intellectuelle diagnostiquées tardivement à travers le Q-ASC et
d’alimenter la question sur l’intérêt de développer des outils en lien avec des spécificités
de genre.

Soutenance : 14 octobre 2020
Directeur de Thèse : Dr François OLIVIER
Co-directeur : Dr Thierry MAFFRE

Disponible sur demande

Résumé en français

Les Hallucinations-Acoustico-Verbales (HAVs), également appelées « voix », sont un symptôme fréquent et résistant aux traitements médicamenteux dans la schizophrénie. Il est nécessaire de proposer aux patients des interventions non-médicamenteuses pour les aider à faire face à leurs voix. L’objectif général de notre travail est d’évaluer la faisabilité et l’efficacité d’une intervention groupale nommée Accept Voices©, mise au point par Th. Langlois, basée sur la psychoéducation et les TCC de 3ème vague.
L’étude 1 est une étude quantitative menée auprès de 23 cliniciens (psychologues et psychiatres), visant à évaluer leur sentiment d’efficacité pour aider les patients à gérer leurs HAVs. Cette mesure a été effectuée avant et après avoir reçu une formation de 3 jours pour apprendre à gérer l’intervention groupale Accept Voices©. Les résultats révèlent un faible sentiment d’efficacité des cliniciens pour aider leur patient avant la formation, lequel s’améliore
significativement après la formation.
L’étude 2 est une étude quantitative visant à valider en langue française l’échelle d’acceptation des voix (VAAS). L’étude de validité a été réalisée sur une population de patients atteints de schizophrénie (n=65) et sur une population non-clinique (n=321). Les résultats révèlent de bonnes propriétés psychométriques pour l’échelle VAAS. Par ailleurs, les résultats confirment que les patients atteints de schizophrénie acceptent difficilement leurs voix, tandis
que les personnes issues de la population non-clinique semblent bien les accepter. Une discussion sur les liens entre acceptation et dépression y est abordée, ainsi que l’importance de l’évaluation de l’acceptation des voix pour la recherche et la pratique clinique
L’étude 3 est une étude quantitative multicentrique réalisée sur 6 établissements en santé mentale de la région Occitanie. L’objectif est de mesurer les effets de l’intervention Accept Voices ©, auprès des patients atteints de schizophrénie (n=38). Les résultats montrent, en post-suivi et 6 semaines après l’intervention, une baisse significative de l’intensité des HAVs chez les patients, ainsi qu’une baisse de la dépression, de l’anxiété, et des croyances de malveillance à propos de leurs voix. En outre, nos résultats montrent également une amélioration significative de l’acceptation des voix, et des stratégies de coping pour y faire
face.
L’étude 4 est une étude qualitative réalisée auprès de 10 patients atteints de schizophrénie ayant bénéficié de l’intervention groupale Accept Voices©. Les analyses de l’évolution du discours des patients à propos de leurs voix, avant et après avoir participé au groupe, ont permis de mieux cerner les processus impliqués dans le changement face aux HAVs. Ces processus sont en lien avec la déstigmatisation, la dédramatisation, l’accueil et l’acceptation des phénomènes hallucinatoires auditifs.
Les apports et perspectives futurs de nos résultats, pour la recherche et la pratique clinique concernant la gestion des HAVs en santé mentale, y sont discutés.

Dirigée par Pr S. CALLAHAN (France) et Pr T. LECOMTE (Canada)
Soutenue le 17 juillet 2020

Disponible sur demande

Résumé en français

Contexte : Dans le cadre du projet Accept Voices©, nous avons réalisé une revue de la littérature dont l’objectif était d’explorer les liens entre anxiété et hallucinations auditives dans la schizophrénie.
Méthode : Nous avons réalisé une revue systématique de la littérature selon les recommandations PRISMA.
Résultats : Notre revue confirme l’existence de relations entre l’anxiété et les hallucinations auditives. L’anxiété pourrait notamment être un facteur déclenchant des hallucinations auditives et jouer un rôle dans l’émergence des phénomènes hallucinatoires. L’anxiété serait également une conséquence des croyances sur les voix et des réactions comportementales aux croyances sur les voix.
Conclusion : Ces liens suggèrent que l’anxiété pourrait être une cible thérapeutique chez les patients ayant des hallucinations auditives. Les hypothèses de liens sont limitées par la conception transversale des études et l’hétérogénéité d’évaluation et de conception de l’anxiété ; qui sont des aspects à prendre en compte pour les recherches futures.

Soutenance : 27 mars 2020
Directeur de thèse : Dr Axel BOURCIER

Disponible sur demande

Résumé en français

Contexte : Ces dernières années, plusieurs rapports constatent une recrudescence des pratiques de contention et d’isolement. Les données dans la littérature internationale retrouvent une seule étude Française étudiant les mesures d’isolement en pédopsychiatrie, rendant nécessaire l’objectivation de la pratique de ces mesures de restriction en France.
Méthodes : Cette thèse propose donc une revue de la littérature internationale des pratiques de contention mécanique, physique, et de mise en chambre d’isolement ainsi que le protocole de la recherche que nous avons mis en place qui étudie la prévalence de ces mesures en Occitanie. Il s’agit d’une étude prospective, multicentrique, descriptive, et analytique s’effectuant du 25/02/2020 au 25/02/2021.
Résultats : Les différentes études retrouvent un taux de prévalence des mesures de restrictives allant de 6.5 à 40 %. Ces mesures sont plus fréquemment associées à une population masculine, en majorité avec un diagnostic de trouble psychotique, de troubles des conduites/troubles oppositionnels, ou de TDAH, et à une durée d’hospitalisation plus longue. Elles surviennent plus fréquemment le soir, et en cas d’agitation, de passage à l’acte auto et/ou hétéro-agressif, et de conduites suicidaires. La mise en place de notre étude a permis de constater une hétérogénéité des pratiques d’un service à l’autre, le manque d’utilisation d’un registre de recueil spécifique à ces mesures, et la difficulté de certaines équipes à saisir une définition commune de la contention physique.
Conclusion : Notre étude permet de réaliser un premier état des lieux des pratiques de contention physique et mécanique, et de mise en chambre d’isolement en pédopsychiatrie en France. Il semble nécessaire de poursuivre les recherches sur un plan qualitatif et de développer l’étude et l’usage des stratégies alternatives

Date de soutenance : 18 mars 2020
Directeur de thèse : Dr Ivan GICQUEL

Disponible sur demande

Résumé en français

Le projet Accept Voices(c) de T. LANGLOIS nous a amené à réaliser une revue de la littérature sur la relation entre hallucinations auditives et dépression dans la schizophrénie. L’objectif principal est la confirmation du lien entre hallucinations auditives et dépression et la mise en évidence des médiateurs potentiels. La littérature internationale met en avant l’impact des hallucinations résiduelles sur la symptomatologie dépressive via les croyances à propos des voix. Les protocoles de TCC 3ème vague laissent présager un rôle de l’acceptation des voix sur la dépression. Nous présentons un des premiers résultats de l’étude Accept Voices(c). Les prises en charge centrées sur les hallucinations pourraient être un axe de prise en charge de la symptomatologie dépressive.

Date de soutenance : 18 mars 2019
Directeur de thèse : Axel BOURCIER

Lien : http://thesesante.ups-tlse.fr/2573/

Résumé en français

Contexte : d’après plusieurs rapports, le recours à la contention serait en recrudescence en France. Un cadre législatif est alors créé en janvier 2016 officialisant une politique de réduction du recours à l’isolement et à la contention. Cependant, la revue de la littérature scientifique internationale retrouve très peu d’études françaises publiées, ce qui reflète l’absence de données objectives en France sur l’utilisation de la contention en psychiatrie.
Méthode : cette thèse propose une étude prospective descriptive et analytique. L’objectif de cette étude est de calculer l’incidence du recours à la contention mécanique sur la période du 02/11/2016 au 02/11/2017 dans onze établissements de santé en psychiatrie de la région Occitanie et d’évaluer les caractéristiques du recours à la contention.
Résultats : l’incidence des patients exposés à la contention mécanique est de 2,5 % des patients admis en hospitalisation. Le recours à la contention est significativement plus fréquent dans le service d’urgences psychiatriques avec une incidence à 6,9 %. Les durées moyenne et médiane d’exposition à la contention sont de 16,5 heures et 5,0 heures. Les patients exposés sont significativement plus jeunes, d’un âge entre 18 et 29 ans, plus souvent de sexe masculin et hospitalisés sans consentement. Ils souffrent plus fréquemment d’un trouble bipolaire, d’un trouble psychotique (schizophrénie, trouble schizotypique, troubles délirants) ou d’un trouble de personnalité.
Conclusion : ces résultats apportent pour la première fois des connaissances sur la pratique de la contention mécanique en France. Il semble nécessaire de poursuivre le suivi quantitatif de cette pratique par un observatoire et de développer des stratégies alternatives.

Date soutenance : 24 septembre 2018
Directeur de thèse : Raphael CARRE

lien :  http://thesesante.ups-tlse.fr/2342/

Résumé en français

La transition épidémiologique vers les maladies chroniques du fait des progrès de la médecine, du vieillissement de la population et de l’essor des polypathologies est à l’origine d’un intérêt grandissant pour les parcours par les politiques de santé publique. Bien que motivé pour partie par une volonté d’infléchir durablement les dépenses de santé, ceci représente un gain potentiel de qualité pour les usagers. La psychiatrie a été précurseure dans le virage ambulatoire que nécessite la médecine de parcours. Englobée désormais dans les politiques publiques de santé mentale, elle implique une réorganisation en lien avec l’ensemble des acteurs impliqués dans ce domaine. L’offre en santé mentale s’est construite de manière complexe. Elle est aujourd’hui prolifique et protéiforme, ce qui peut la rendre difficile à appréhender et être à l’origine d’une barrière d’accès aux soins ou d’une rupture dans les parcours. Rendre lisible l’existant constitue peut-être un des premiers éléments de réponse dans l’optimisation des parcours. ViaPsY, annuaire pédagogique de l’offre locale en santé mentale, est un premier pas dans cette volonté d’explicitation de l’existant, pour tous.

Date soutenance : 20 avril 2018
Directeur de thèse : François OLIVIER

lien : http://thesesante.ups-tlse.fr/2552/

Résumé en français

La problématique de la contention physique en psychiatrie adulte interroge aussi bien les soignants et les usagers en santé mentale que les politiciens et les législateurs. L’objectif de cette étude qualitative est d’étudier le discours de soignants sur une situation vécue de contention physique a posteriori en utilisant une analyse thématique. Les résultats montrent un vécu de violence et de peur sur la situation. La thématique du lien relationnel est centrale dans le discours du soignant. Le vécu du soignant a montré l’influence des facteurs liés à la psychopathologie du patient, liés à l’environnement avec la sécurité des locaux et le nombre de soignants, ainsi que des facteurs liés à la perception et à la réflexion des soignants dans la prise de décision d’une mesure de contention et du retrait de cette dernière. Pour les soignants, elle est associée à des représentations de dernier recours, de nécessité et de protection. Son mécanisme a pu être décrit comme physique par certains ou psychique par d’autres. L’utilisation de la contention comme un outil thérapeutique et l’effet d’apaisement ne font pas consensus pour les participants. Ces derniers ont pu également aborder leur perception des alternatives et améliorations à apporter à cette pratique. Au vu des résultats, il semble nécessaire de favoriser les alternatives à la pratique de la contention physique et d’accompagner les soignants et les patients dans leurs vécus.

Date soutenance : 25 septembre 2017
Directeur de thèse : Raphael CARRE

Lien :  http://thesesante.ups-tlse.fr/2143/

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